Curieux du monde et essaye de le comprendre.
Aime la vie, le beau, aimer, les enfants, les trucs compliqués ou "à la marge", l'Histoire, les auteurs antiques, la musique, la cuisine et plein d'aut'choses.
Cette parodie du passage de "La chute" est reprise à toutes les sauces, j'en conviens, mais celle-ci, peut-être parce que je
"les" (les grèves de la SNCF) subis régulièrement en tant que francilien que cette vidéo me fait toujours autant marrer.
C'est en lisant l'excellent bouqin de Ch. Chavagneux "Une brève histoire des crises financières" que je suis tombé sur un passage
du discours d'investure de F D Roosevelt de mars 1933.
Les états-uniens étaient alors en pleine béchamel économique - "Les raisins de la colère" -, vous vous en souvenez ?
Magie du Net, en trois clics j'ai trouvé le truc au complet.
Comparé à ce que l'on entend aujourd'hui... Ça change !
Bonne lecture.
Président Hoover, monsieur le président de la Cour Suprême, mes amis :
Voici un jour de consécration nationale. Et je suis certain qu'en ce jour mes concitoyens américains attendent qu'à l'occasion de mon accession à la présidence, je m'adresse à eux avec la
sincérité et la résolution qu'impose la situation présente de notre peuple.
C'est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l'économie de l'honnêteté face à la situation de notre pays aujourd'hui.
Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.
Donc, premièrement, permettez-moi d'affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l'indéfinissable, la déraisonnable, l'injustifiable terreur
qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et vigoureux commandement a rencontré cette
compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces jours critiques.
C'est dans cet état d'esprit, de ma part et de la votre, que nous devons faire face à nos difficultés communes. Elles ne concernent, Dieu merci, que les choses matérielles. Les valeurs ont chuté
à des niveaux fantastiques ; les taxes ont augmenté ; notre capacité à payer s'est effondrée ; partout les gouvernements font face à de sérieuses réductions de revenus ; les moyens d'échanges
sont bloqués par le gel des courants commerciaux ; les feuilles mortes des entreprises industrielles jonchent partout le sol ; les fermiers ne trouvent plus de marchés pour leurs produits, et
pour des milliers de familles l'épargne de plusieurs années s'est évaporée. Plus important, une foule de citoyens sans emploi se trouve confrontée au sinistre problème de sa survie, et à peu près
autant triment pour un salaire misérable.
Seul un optimiste idiot pourrait nier les sombres réalités du moment.
Et pourtant notre détresse ne provient pas d'un manque de ressources. Nous n'avons pas été frappés par la plaie des sauterelles. En comparaison des périls que nos pères ont vaincus - car ils
espéraient et n'avaient pas peur - il nous reste encore largement de quoi rendre grâce. La Nature nous offre toujours ses libéralités, et les efforts humains les ont multipliées. L'abondance est
sur le pas de la porte, prête à être généreusement utilisée, mais sous les yeux même de cette offre la demande agonise.
Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l'humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre incompétence, ont admis leur échec, et
ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l'opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes.
A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l'empreinte d'une tradition périmée. Confrontés à l'effondrement du crédit, ils n'ont proposé que le prêt de plus d'argent. Dépouillés de
l'appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l'oeil pour le retour de la confiance. Ils ne
connaissent que les règles d'une génération d'égoïstes. Ils n'ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt.
Oui, les usuriers ont fui leurs hautes chaires du temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant rendre ce temple aux anciennes vérités. La mesure de cette restauration est l'ampleur avec
laquelle nous appliquons des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire.
Le bonheur ne se trouve pas dans la simple possession d'argent ; il se trouve dans la joie de l'accomplissement, dans l'excitation de l'effort créateur. La joie, stimulation morale du travail, ne
doit plus être oubliée dans la folle course aux profits évanescents. Ces jours sombres, mes amis, vaudront tout ce qu'ils nous coûtent s'ils nous enseignent que notre véritable destinée n'est pas
d'être secourus mais de nous secourir nous-mêmes, de secourir nos semblables.
Reconnaître la fausseté de la richesse matérielle en tant qu'étalon du succès s'accompagne de l'abandon de la fausse idée selon laquelle les responsabilités publiques et les hautes positions
politiques n'ont de valeur qu'en fonction de l'honneur et du profit personnel qu'on en tire ; et il doit être mis fin à ces conduites dans les banques et les affaires qui ont trop souvent données
à une confiance sacrée l'apparence d'un méfait cynique et égoïste. Il n'est pas étonnant que la confiance dépérisse, car celle-ci ne prospère que sur l'honnêteté, sur l'honneur, sur le caractère
sacré des engagements, sur la protection fidèle, et sur un comportement généreux ; sans tout cela elle ne peut vivre.
La Restauration, cependant, ne se satisfera pas que de changements éthiques. Cette Nation demande de l'action, et de l'action maintenant.
Notre première tâche, la plus importante, est de remettre les gens au travail. Ce n'est pas un problème insoluble si nous nous y attelons avec sagesse et courage. Cela peut être accompli en
partie par un recrutement direct du gouvernement, en traitant le problème comme nous traiterions l'urgence d'une guerre, mais en accomplissant dans le même temps, grâce à ces emplois, les grands
projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l'utilisation de nos immenses ressources naturelles.
Dans le même temps nous devons franchement admettre qu'il y a excès de population dans nos centres industriels et, par la mise en oeuvre d'une redistribution à l'échelle nationale, rechercher à
obtenir un meilleur usage de la terre pour ceux qui y sont les plus aptes.
Oui, la tâche peut être soutenue par des efforts précis en vue d'élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d'acheter les productions de nos villes. Elle peut être
soutenue en évitant avec réalisme la tragédie de la disparition croissante pour cause de saisie de nos modestes maisons et de nos fermes. Elle peut être soutenue en insistant pour que le
gouvernement fédéral, les gouvernements d'états et locaux agissent sans délai en réponse à la demande de faire baisser drastiquement leurs coûts. Elle peut être soutenue par l'unification des
activités de secours qui aujourd'hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales. Elle peut être soutenue par une planification nationale et une supervision de toutes les formes de
transports et de communications ainsi que d'autres équipements qui ont définitivement un caractère public. Il y de nombreuse manières de la soutenir, mais se contenter d'en parler n'en fera
jamais partie.
Nous devons agir. Nous devons agir vite.
Et enfin, dans notre progression vers la reprise du travail, nous aurons besoin de deux protections contre le retour des maux de l'ordre ancien. Il devra y avoir un strict contrôle de toutes les
activités bancaires, de crédits et d'investissements. Il devra être mis fin à la spéculation avec l'argent des autres, et des dispositions devront être prises en vue de rétablir une monnaie
solide et disponible en quantité suffisante.
Telles sont, mes amis, les lignes d'attaques. Je vais tout à l'heure recommander au nouveau Congrès en session spéciale, les mesures détaillées en vue de leurs réalisations, et je solliciterai
l'assistance immédiate des quarante-huit états.
Par ce programme d'action nous nous résolvons à mettre notre demeure nationale en ordre et à rendre notre balance commerciale excédentaire. Nos relations commerciales internationales, bien
qu'extrêmement importantes, sont pour cause de temps et de nécessité, subalternes à l'établissement d'une économie nationale saine. Je préfère, comme politique concrète, d'abord traiter les
choses primordiales. Je n'économiserai aucun effort pour rétablir le commerce mondial par des réajustements économiques internationaux ; mais l'urgence domestique ne peut patienter jusqu'à cette
réalisation.
La réflexion fondamentale qui guide ces moyens spécifiques de redressement national n'est pas nationalement — étroitement nationaliste. Elle est l'insistance, en première considération, sur
l'interdépendance des divers éléments appartenant et composant les Etats-Unis d'Amérique — la reconnaissance de la vieille et éternellement importante manifestation de l'esprit américain du
pionnier. C'est la voie du redressement. C'est la voie immédiate. C'est l'assurance la plus solide que ce redressement durera.
Dans le domaine de la politique internationale, je consacrerai cette nation à la politique de bon voisinage : celle du voisin qui se respecte lui-même résolument, et par cela même respecte les
droits des autres ; du voisin qui respecte ses obligations et respecte l'inviolabilité de ses accords dans et avec un monde de voisins.
Si je lis correctement le caractère de notre peuple, nous comprenons aujourd'hui, plus que jamais, notre interdépendance les uns aux autres ; que nous ne devons pas nous contenter de prendre,
mais que nous devons aussi donner ; que si nous avons décidé d'aller de l'avant, nous devons avancer comme une armée loyale et entraînée prête à se sacrifier pour le bien d'une discipline
commune, car sans une telle discipline il n'est point de progrès, et aucune direction ne peut devenir efficace.
Nous sommes, je le sais, prêts et disposés à soumettre nos vies et nos propriétés à une telle discipline, car elle rend possible une direction visant le plus grand bien. C'est cela que je propose
de vous offrir, le serment que les plus grands desseins nous unirons, qu'ils nous unirons tous comme l'obligation sacrée et l'unité du devoir qui n'ont jusqu'ici été évoqués que dans les temps de
conflits armés.
Ce serment pris, j'assume sans hésiter la direction de la grande armée de notre peuple, consacrée à l'attaque de nos problèmes communs.
Une action de cette nature, une action à cette fin est faisable par la forme de gouvernement que nous avons hérité de nos ancêtres. Notre Constitution est si simple, si pratique qu'il est
toujours possible de répondre à des besoins extraordinaires en modifiant son ordre d'importance et son agencement sans en perdre la substance essentielle. C'est pourquoi notre système
constitutionnel s'est imposé comme le plus superbement résistant des mécanismes politiques que le monde moderne ait connu.
Il a été à la hauteur de toutes les tensions dues à de vastes expansions de territoire, aux guerres étrangères, à d'amers conflits internes, aux relations internationales. Et il est à espérer que
l'équilibre normal des autorités législative et exécutive soit d'une parfaite égalité, et parfaitement adapté pour faire face à la tâche sans précédent qui nous attend. Mais il se peut qu'une
exigence hors-normes ou un besoin immédiat d'action demande qu'on s'éloigne de cet équilibre normal de la procédure publique.
Je suis préparé, soumis à mon devoir constitutionnel, à recommander les mesures que nécessite une nation accablée au milieu d'un monde sinistré. Ces mesures, ou des mesures similaires que le
Congrès pourrait produire de son expérience et de sa sagesse, je ferai en sorte, dans les limites de mon autorité constitutionnelle, de les faire adopter rapidement.
Mais, dans le cas où le Congrès échouerait à prendre l'une de ces deux voies, et dans le cas ou l'urgence nationale resterait critique, je n'hésiterai pas devant la route évidente du devoir
auquel je ferai alors face. Je demanderai au Congrès le dernier instrument restant pour confronter la crise — la vaste puissance exécutive de mener la guerre contre l'urgence, aussi grande que la
puissance qui me serait donnée si nous étions réellement envahis par un ennemi étranger.
En échange de la confiance déposée en moi, je rendrai le courage et le dévouement qui conviennent à l'heure présente. Je ne peux faire moins.
Nous faisons face aux jours difficiles qui nous attendent avec le chaleureux courage de l'unité nationale ; avec la claire conscience de rechercher de vieilles et précieuses valeurs morales ;
avec la satisfaction claire provenant de l'accomplissement sérieux du devoir par l'âgé autant que par le jeune. Nous visons la sûreté d'une vie nationale complète et constante.
Nous n'avons pas perdu foi dans le... le futur de l'indispensable démocratie. Le peuple des Etats-Unis n'a pas échoué. Dans le besoin ils ont déposé un mandat selon lequel ils veulent de l'action
vigoureuse et directe. Ils ont demandé de la discipline et de la direction de leur dirigeant. Ils m'ont fait le présent instrument de leurs souhaits. Dans l'esprit de ce don, j'accepte.
Dans cette consécration... Dans cette consécration d'une nation, nous demandons humblement la bénédiction de Dieu.
Les anglosaxons ont tous les défauts de la terre, mais il est un point que l'on ne peut leur contester, leur culture économique ainsi qu'une certaine transparence de l'information, tout du moins
en ce domaine.
Alors que l'on raconte un peu tout et n'importe quoi sur les dettes de Pierre, Paul, Jacques, le New York Times a publié un diagramme édifiant qui remet les choses en perspective.
Je l'ai déjà dit, mais je rappelle qu'1 trillion américain = 1 billion continental soit 1000 milliards, 1billion US = 1 milliard continental et GDP c'est le Produit intérieur brut, le PIB, le
revenu annuel d'une nation, OK ?
Je vous invite à aller voir l'infographie
animé de cet article ici (contrairement aux journaux français, les archives restent en ligne gratos ad vitam sur le NYT).
Z'allez pas être déçus.
Qu'en conclure ?
Eh bien je pense que le sucre, les Rolex, l'or, le saucisson et la Kalshnikov ont de l'avenir (selon vos moyens et votre sentiment légaliste).
Juste pour info, le fonds de garantie des avoirs bancaires en France (en cas de faillite d'une banque) est aux alentours de 2 milliards d'€uros.
La seule masse des comptes chèques créditeurs des particuliers tape dans les 130 Mds €.
En droite ligne du documentaire que j'avais mis en ligne y'a un bail, une truc rigolo, un peu réducteur mais bien didactique.
Pour ceux qui on la flemme de se taper l'heure et quelque du doc précité, tout y est en 10 mn.
… je suis tombé sur un débat plateau avec ministre (Xavier B. en l’occurrence, vu la gueule qu’il tirait et que c’était du direct et la ça
doit sentir vraiment le cramé pour qu’il fasse des heures sup’ à presque minuit), banquier, syndicalistes et Arnaud M. le beau gosse du PS.
Animé par la coupe en brosse la plus connue de la boîte à troubadours, mais si, le mec qui a un nom de ville corse, le débat tournait pour
la énième fois autour de « Qui va payer la rigueur ? ».
Mes lecteurs savent depuis l’ouverture de ce blog (rubrique éco, pour toi le bizuth c’est à gauche qu’y faut cliquer)
que :
-1) « on » pourra / voudra jamais payer,
-2) l’enfichage de têtes de banquier ou de ministre sur une pique va devenir très tendance ces prochains mois,
Juste en passant, Louis XVI a eu le seul tort de «sanctuariser » la dette du Royaume et s’est retrouvé confronté à une simple baisse de
ses recettes fiscales –la collecte de l’impôt était privatisée à l’époque, les fermiers généraux, et comme chacun sait, le privé est plus efficace que le service public. Lavoisier en sait quelque chose.
-3) à titre perso je crois que je vais m’acheter une minerve en adamantium, on sait jamais… (private joke).
Tout ceci pour en venir au titre du billet.
Thomas Sankara et son discours d’Addis-Abeba à l'OUA de juillet 87.
Thomas Sankara est un homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé. Il est né le 21 décembre 1949 à Yako en
Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso.
Il incarna et dirigea la révolution burkinabée du 4 août 1983 jusqu'à son assassinat lors d'un coup d'État qui amena au pouvoir Blaise
Compaoré, le 15 octobre 1987.
Il a notamment fait changer le nom de la Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine le Burkina Faso, le
pays des hommes intègres et a conduit une politique d'affranchissement du peuple burkinabé.
Son gouvernement entreprit des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l'éducation, l'agriculture et le statut des
femmes.
Son programme révolutionnaire se heurta à une forte opposition du pouvoir traditionnel qu'il marginalisait ainsi que d'une classe moyenne
peu nombreuse mais relativement puissante.
L'héritage politique et « identitaire » de Thomas Sankara — tout comme ceux de Patrice Lumumba, Amílcar Cabral ou Kwame Nkrumah — est
considérable en Afrique.
Quant à son œuvre, je cite toujours wiki :
Thomas Sankara était en premier lieu un des chefs du Mouvement des non-alignés, les pays qui durant la Guerre froide ont refusé de prendre
parti pour l'un ou l'autre des deux blocs.
Il a beaucoup côtoyé des militants d'extrême gauche dans les années 1970 et s'est lié d'amitié avec certains d'entre eux.
Il a mis en place un groupe d'officiers clandestins d'influence marxiste : le Regroupement des officiers communistes (ROC).
Dans ses discours, il dénonce le colonialisme et le néo-colonialisme, notamment de la France, en Afrique (notamment les régimes clients de
Côte d'Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois des actions militaires contre le Burkina Faso, soutenues par la France).
Devant l'ONU, il défend le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, être éduqués.
Pour redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, il créa les CDR (Comités de défense de la révolution)
auxquels tout le monde pouvait participer, et qui assuraient la gestion des questions locales et organisaient les grandes actions.
Les CDR étaient coordonnés dans le CNR (Conseil national de la révolution).
Les résultats de cette politique sont sans appel : réduction de la malnutrition, de la soif (construction massive par les CDR de puits et
retenues d'eau), des maladies (grâce aux politiques de « vaccinations commandos », notamment des enfants, burkinabés ou non) et de l'analphabétisme (l'analphabétisme passe pour les hommes de 95 %
à 80 %, et pour les femmes de 99 % à 98 %, grâce aux "opérations alpha").
Sankara est aussi connu pour avoir rompu avec la société traditionnelle inégalitaire burkinabé, par l'affaiblissement brutal du pouvoir des
chefs de tribus, et par la réintégration des femmes dans la société à l'égal des hommes.
Il a aussi institué la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification.
Il est le seul président d'Afrique (et sans doute du monde) à avoir vendu les luxueuses voitures de fonctions de l'État pour les remplacer
par de basiques Renault 5.
Il faisait tous ses voyages en classe touriste et ses collaborateurs étaient tenus de faire de même. Il est célèbre aussi pour son habitude
de toujours visiter Harlem (et d'y faire un discours) avant d'arriver à l'ONU.
Il est considéré par certains comme le Che Guevara africain.
A titre perso, il fut et reste l’un des grands de l’Afrique noire et un modèle d'intégrité politique digne d'un Marc-Aurèle.
Si vous avez suivi les dernières actualités et avez entendu les noms de ceux qui sont en garde à vue...
Son discours donc qui résonne avec une étrange actualité…(vidéo en fin de billet).
Monsieur le président,
Messieurs les chefs des délégations,
Je voudrais qu’à cet instant nous puissions parler de cette autre question qui nous tiraille : la question de la dette, la question de la
situation économique de l’ Afrique. Autant que la paix, elle est une condition importante de notre survie. Et c’est pourquoi j’ai cru devoir vous imposer quelques minutes supplémentaires pour que
nous en parlions.
Le Burkina Faso voudrait dire tout d’abord sa crainte. La crainte que nous avons c’est que les réunions de l’OUA se succèdent, se
ressemblent mais qu’il y ait de moins en moins d’intéressement à ce que nous faisons.
Monsieur le président,
Combien sont-ils les chefs d’Etat qui sont ici présents alors qu’ils ont dument appelés à venir parler de l’Afrique en Afrique ?
Monsieur le président,
Combien de chefs d’Etats sont prêt à bondir à Paris, à Londres, à Washington lorsque là-bas on les appelle en réunion mais ne peuvent pas
venir en réunion ici à Addis-Abeba en Afrique ? Ceci est très important.[Applaudissements]
Je sais que certains ont des raisons valables de ne pas venir. C’est pourquoi je voudrais proposer, Monsieur le président, que nous
établissions un barème de sanctions pour les chefs d’Etats qui ne répondent pas présents à l’appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent
régulièrement, comme nous par exemple, [Rires] puissent être soutenus dans certains de leurs efforts. Exemple : les projets que nous soumettons à la Banque africaine de développement (BAD)
doivent être affectés d’un coefficient d’africanité.[Applaudissements] Les moins africains seront pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions.
Je voudrais vous dire, Monsieur le président, que la question de la dette est en question que nous ne saurions occulter. Vous-même vous en
savez quelque chose dans votre pays où vous avez du prendre des décisions courageuses, téméraires même. Des décisions qui ne semblent pas du tout être en rapport avec votre age et vos cheveux
blancs. [Rires] Son Excellence le président Habib Bourguiba qui n’a pas pu venir mais qui nous a fait délivrer un important message donné cet autre exemple à l’Afrique, lorsque en Tunisie, pour
des raisons économiques, sociales et politiques, il a du lui aussi prendre des décisions courageuses.
Mais, Monsieur le président, allons-nous continuer à laisser les chefs d’Etats chercher individuellement des solutions au problème de la
dette avec le risque de créer chez eux des conflits sociaux qui pourraient mettre en péril leurs stabilités et même la construction de l’unité africaine ? Ces exemples que j’ai cités, il y en a
bien d’autres, méritent que les sommets de l’OUA apportent une réponse sécurisante à chacun de nous quant à la question de la dette.
Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui
nous ont prêtés de l’argent, ce sont eux qui nous ont colonisés. Ce sont les mêmes qui géraient nos économies. Ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique auprès des bailleurs de fond,
leurs frères et cousins. Nous sommes étrangers à la dette. Nous ne pouvons donc pas la payer.
La dette c’est encore le néo-colonialisme ou les colonialistes qui se sont transformés en " assistants techniques ". En fait, nous devrions
dire en assassins technique. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des " bailleurs de fonds ". Un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont
le "bâillement" suffirait à créer le développement chez d’autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des dossiers et des montages financiers
alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous à amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.
La dette sous sa forme actuelle, est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent
à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu
l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette. Ce n’est pas une question morale. Ce n’est point une
question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser.
Monsieur le président,
Nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle est intervenue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que
toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne
payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement
ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le
président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue.[Applaudissements]
Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne
sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la
dette de sang. C’est notre sang qui a été versé.
On parle du Plan Marshall qui a refait l’Europe économique. Mais l’on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l’Europe de faire face
aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacés, leurs stabilités étaient menacées. Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique. On en parle très peu. On parle si peu que nous ne
pouvons, nous, être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous en avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens
combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme.
La dette, c’est aussi la conséquence des affrontements. Lorsque on nous parle de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n’est
pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux
exploiteurs.
Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a
crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles
que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos et les bas-quartiers. Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il
y a donc lutte et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoirs financier à s’inquiéter.
On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre. Equilibre en faveur des tenants du pouvoir financier. Equilibre
au détriment de nos masses populaires. Non ! Nous ne pouvons pas être complices. Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos
peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leurs démarches assassines.
Monsieur le président,
Nous entendons parler de clubs - club de Rome, club de Paris, club de Partout. Nous entendons parler du Groupe des Cinq, des Sept, du Groupe
des Dix, peut être du Groupe des Cent. Que sais-je encore ? Il est normal que nous ayons aussi notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd’hui Addis-Abeba devienne également le
siège, le centre d’ou partira le souffle nouveau du Club d’ Addis-Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dire aujourd’hui, qu’en refusant de payer, nous ne venons
pas dans une démarche belliqueuse mais au contraire dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est.
Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaire en Afrique. Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les
mêmes qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d’Addis-Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saura être payée. Quand nous disons que
la dette ne saura payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. La Bible, le Coran,
ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra qu’il y ait deux éditions de la Bible et deux éditions du Coran.
[Applaudissements]
Nous ne pouvons pas accepter leur morale. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter que l’on
nous parle du mérite de ceux qui paient et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui que l’on préfère reconnaître
que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu’un larcin, une peccadille tout juste pour survivre et par nécessité. Les riches, ce sont eux qui volent le
fisc, les douanes. Ce sont eux qui exploitent le peuple.
Monsieur la président,
Ma proposition ne vise pas simplement à provoquer ou à faire du spectacle. Je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui,
ici, ne souhaite pas que la dette ne soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la Banque mondiale payer ;
Applaudissements.
Je ne voudrais pas que l’on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part de jeunes sans maturité, sans
expérience. Je ne voudrais pas non plus que l’on pense qu’il n’y a que les révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais que l’on admette que c’est simplement l’objectivité et
l’obligation.
Je peux citer dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette, des révolutionnaires comme des non-révolutionnaires, des
jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple : Fidel Castro. Il a déjà dit de ne pas payer. Il n’a pas mon âge même s’il est révolutionnaire. Egalement François Mitterrand a dit que les pays
africains ne peuvent pas payer, que les pays pauvres ne peuvent pas payer. Je citerai Madame le premier ministre de Norvège. Je ne connais pas son âge et je m’en voudrais de le lui demander.
Rires et applaudissements. Je voudrais citer également le président Félix Houphouët Boigny. Il n’a pas mon âge. Cependant il a déclaré officiellement et publiquement qu’au moins pour ce qui
concerne son pays, la dette ne pourra être payée. Or la Côte d’Ivoire est classée parmi les pays les plus aisés d’Afrique. Au moins d’Afrique francophone. C’est pourquoi, d’ailleurs, il est
normal qu’elle paie plus sa contribution ici. [Applaudissements]
Monsieur le président,
Ce n’est donc pas de la provocation. Je voudrais que très sagement vous nous offriez des solutions. Je voudrais que notre conférence adopte
la nécessité de dire clairement que nous ne pouvons pas payer le dette. Non pas dans un esprit belliqueux, belliciste. Ceci, pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner.
Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence ! Par contre, avec le soutient de tous, donc j’ai grand besoin, [Applaudissements] avec le
soutien de tous, nous pourrons éviter de payer. Et en évitant de payer nous pourrons consacrer nos maigres ressources à notre développement.
Et je voudrais terminer en disant que nous pouvons rassurer les pays auxquels nous disons que nous n’allons pas payer la dette, que ce qui
sera économisé n’ira pas dans les dépenses de prestige. Nous n’en voulons plus. Ce qui sera économisé ira dans le développement. En particulier nous éviterons d’aller nous endetter pour nous
armer car un pays africain qui achète des armes ne peut l’avoir fait que contre un Africain. Ce n’est pas contre un Européen, ce n’est pas contre un pays asiatique. Par conséquent nous devons
également dans la lancée de la résolution de la question de la dette trouver une solution au problème de l’armement.
Je suis militaire et je porte une arme. Mais Monsieur le président, je voudrais que nous nous désarmions. Parce que moi je porte l’unique
arme que je possède. D’autres ont camouflé les armes qu’ils ont.[Rires et applaudissements]
Alors, chers frères, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous.
Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialité pour développer l’Afrique parce que notre sol et notre sous-sol sont riches. Nous
avons suffisamment de quoi faire et nous avons un marché immense, très vaste du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins
prendre la technologie et la science partout où nous pouvons les trouver.
Monsieur le président,
Faisons en sorte que nous mettions au point ce Front uni d’Addis-Abeba contre la dette. Faisons en sorte que ce soit à partir d’Addis-Abeba
que nous décidions de limiter la course aux armements entre pays faibles et pauvres. Les gourdins et les coutelas que nous achetons sont inutiles. Faisons en sorte également que le marché
africain soit le marché des Africains. Produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous produisons au lieu de
l’importer.
Le Burkina Faso est venu vous exposer ici la cotonnade, produite au Burkina Faso, tissée au Burkina Faso, cousue au Burkina Faso pour
habiller les Burkinabé. Ma délégation et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n’y a pas un seul fil qui vienne d’Europe ou d’Amérique.[Applaudissements] Je ne fais
pas un défilé de mode mais je voudrais simplement dire que nous devons accepter de vivre africain. C’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne.
Je vous remercie, Monsieur le président.
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! [Longs applaudissements]
En ce jour de triste anniversaire de ce qui nous a fait entrer dans le nouveau siècle (encore que je vois plutôt le crise
de septembre 2007, mais bref...) comme Austerlitz le fut pour le XIXème et l'attentat (tiens déjà un !) de Sarajevo pour le XXème.
Allez, plus que 15 ans à tirer pour
avoir accès aux premiers premiers documents déclassifiés de la CIA, on va bien se marrer... Y'aura du lourd.
On joue aux cartes ?
Dans le monde des "gamers", outre les jeux de rôles ou de plateaux, style kriegspiel, il existe les jeux de
cartes. Ceux qui ont des gosses ne peuvent que connaître les cartes Pokemon et autres Yu-Gi-Oh. Celui dont je veux parler relève de la même logique.
Il s'agit du jeu "Illuminati New World Order" ou INWO pour les intimes.
Illuminati est donc un jeu de société qui se présente sous la forme d'un jeu de cartes.Ce jeu parodique met en scène
des sociétés secrètes en compétition les unes avec les autres pour contrôler le monde. Le joueur, pour y parvenir, initie avec ses cartes des actions légales ou illégales voire mystiques. Le jeu se moque autant des théories du complot que de ceux qui n'y croient pas.
Avant de continuer, quelques éléments à propos des Illuminati. Connus aussi sous le vocable des lluminés de Bavière, il s'agit d'une société secrète ayant réellement existé, créée
en 1776 et s'inspirant des valeurs maçoniques et des Lumières. Interdite par le pouvoir monarchique, on lui accorde, à tort ou à raison une rôle certain dans les révolutions
américaine et française. Certains spéculent sur sa survie et sur son influence encore aujourd'hui sur le cours du monde. Je vous laisse bâtir vous même votre opinion à ce sujet, "googler" le mot, vous verrez...
On revient au jeu. Son créateur Steve Jackson est un des grands du jeu pour
adultes (war game, jeu de rôle, jeu en ligne). Souvent inspirés de la culture cyberpunk, un de
ses jeux (GURPS cyberpunk) lui a valu une descente du FBI pour incitation au piratage informatique (la procédure fut annulée et il aurait touché 300 000 $ de dédommagement, l'info traîne
partout et semble véridique).
Le jeu Illuminati est sorti en 1982, (et enrichi régulièrement de nouveaux modules) et c'est là où cela devient
intéressant, car les thématiques abordées sont pour le moins..."troublantes", et à tout le moins plus que lucides et témoignent de l'analyse pas très optimiste que le concepteur se fait de
notre monde.
Revue en images.
Ami gaulois, ne pars pas je vais tout traduire.
On y va ?
Ah oui, j'allais oublier, ce billet, c'est comme la messe ami lecteur, tu ne pourras prendre l'apéro qu'après le fin
de l'office, les trucs "chauds" c'est tout en bas. File-z-y direct si tu veux, mécréant, va !
Bon déjà, la boîte annonce la couleur.
Si la pyramide cyclope vous dit trop rien, c'est une allusion au grand sceau des USA, présent sur le billet de
un dollar.
Ce machin là :
Ce bazar a généré un corpus exégétique à peine inférieur à celui du Talmud.
Je ne vais pas réinventer l'eau chaude ou le bidon de 2 litres.
Je vous livre donc la traduction française d'un article qui vous permet d'appréhender ce pourqoi notre gourou cosmoplanétaire Barack a tant lutté.
Le billet est ici : http://www.les-crises.fr/percevoir-la-dette/
La VO ici : http://usdebt.kleptocracy.us/
Pour une fois, je n'ai rien à ajouter.
Comme on dit dans mon coin, "Ça calme..."