Let me introduce myself

Cékoistaffair ?

M... ! Mais c'est où ce truc ?

Hé, t'es qui toi ?

  • Fab
  • Avalonia
  • 05/12/1963
  • Curieux du monde et essaye de le comprendre. Aime la vie, le beau, aimer, les enfants, les trucs compliqués ou "à la marge", l'Histoire, les auteurs antiques, la musique, la cuisine et plein d'aut'choses.

Trop bon, faut que j'en parle

Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 21:29

L'ordi , acheté en juin est en train de rendre l'âme ==> 2 semaines de "noir numérique " en vue, délais annoncés du SAV, enfin , on se débrouillera. Pas les moyens donc de faire du long et conceptuel. Petit billet récré en attendant pour vous faire partager un bon moment photo.


 C'est au hazard de la, longue, liste de favoris que je consulte tous les jours que je suis tombé sur ce site.

Il s'agit d'un projet d'artiste dont le nom résume à lui seul le concept : "Fallen Princesses", Princesses déchues en gaulois.

Le concept ?

Que sont nos princesses devenues face aux réalités de notre existence ?  

Vous savez, la question qui nous a tous traversée l'esprit un jour :  que s'est-il passé après le "...ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants..." 

Réponse en images.

La présentation complète est ici : http://www.fallenprincesses.com/

 

snowy-copie-3.jpg

Ceux qui ont plus de 20 ans de mariage au compteur apprécieront...

 

Gros-chaperon-rouge.jpg

Le "Pas si petit chaperon rouge".

 

belle-au-bois.jpg

La Belle au bois dormant.

 

Tout le monde suit ou faut expliquer ? 

 

La pire maintenant.

 

Princesse Raiponce, du lourd...

 

Pour ceux qui ne connaissent pas ce conte des Grimm brother's, rattrapage ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raiponce_%28conte%29

 

Raiponce.jpg


Bande son : Chet Baker - How high the moon

 


Par Fab - Publié dans : Arts et culture
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 22:04

Ouverture d'une nouvelle rubrique, "Art de vivre", qui traitera de la vie quotidienne et des trucs que je puis humblement vous transmettre pour améliorer ou embellir votre quotidien. Comme d'hab' partiel et partial mais sincère.


La mode "bio-bobo-conno" me fait doucement sourire, surtout à Paris où les membres de cette gentille caste sont parmi les plus friqués de la planète (je passe une nuit avec les SDF, mais je pars faire un stage boudhique au Népal, et le week-end, c'est la baie de Somme en Audi Q7...).

Ceci étant, parfois, dans leur panoplie, on découvre des produits qui ont du "sens" et qui vous deviennent vite indispensables.

Sans y passer mes journées, je fais souvent un tour dans les boutiques, ou plutôt supermarchés, bio.

Madame y trouve ses farines de céréales un peu "space" pour nous faire de délicieux pains à l'ancienne le dimanche (nous avons une MAP, pardon machine à pain, si vous faites pétrissage dans la bécane et cuisson au four, vous n'allez plus jamais chez le boulanger, car sinon, cuit dans la machine, c'est le cube façon pain de mie, berk, berk, mais je fais du HS là, je reparlerai  un jour du bon usage de la MAP) et perso, je trouve mes trucs de sorcière : maté argentin, salicorne, bircher müesli, alcools exotiques... et mon savon.

 

J'ai découvert le savon d'Alep, il y a 2-3 ans.

Depuis, y'a plus aut'chose à la maison.

Le savon de quoi ?

 

Bref rappel.

Alep, sise en Syrie, ville immémoriale, l'une des plus anciennes au monde, plus de 4500 ans d'occupation non-stop, centre culturel de l'Islam et  mère patrie du... savon !

Classée au patrimoine mondial de l'Unesco

Attaquée, assiégée mais jamais conquise par les Croisés.

Outre les sorbets ou les aubergines,  ces derniers en ramèneront la recette qui prospérera à Marseille.

 


 ( )

Il n'y a plus que deux savonneries authentiques à Marseille, qui écoulent leur production sur place ou à l'export en presque totalité. 

Tout ce que vous trouverez en magasin estampillé "Marseille" est du copeau de savon asiatique compacté pour la circonstance, éh oui, il n'y a pas encore d'AOC en la matière, et n'importe quel lessivier peut vous coller du "Marseille" sur une m... industrielle.

Sachez-le.

Fin de ( ),


 

Le savon d'Alep donc.

C'est le savon au sens le plus basique du terme (je sais, savon/basique, facile le jeu de mots) :

de la soude (à l'origine extraite de la combustion de la salicorne), un corps gras, de l'huile d'olive, et un peu d'huile de laurier pour la couleur et l'odeur.

Vingt heures de cuisson en chaudron, étalage de la pâte sur le sol, découpe en cubes et neuf mois de sèche en caves ventilées et c'est tout !

Quelques clichés gaulés sur le Net pour vous fixer les idées sur le process.

 

alep6.jpg

Empilage des savons après découpe de la couche de savon déversée sur le sol.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

alep5.jpg

Cave typique d'un savonnier alépin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

alep4.jpg

 

Une autre vue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les vertus de ce savon ?

 

Multiples.

Il est ce que l'on appelle un savon "surgras", il est non délipidant, dit autrement, il ne vous décape pas la couenne et ne vous laisse pas cette sensation de peau sèche et étirée après le bain ou la douche.

Bref ultra douceur, vous pouvez même en dépannage, vous laver les cheuveux avec.

Sa mousse mousse réellement et son usage est plus qu'économique, un pain me dure 6-7 semaines.

Certains pourront ne pas aimer l'odeur, le laurier et l'olive, mais elle ne reste pas sur votre peau et n'a jamais altéré mon eau de toilette.

 

 

Le vrai du faux.

Fort de cette réputation, l'offre comblant à peine la demande, de nombreuses contrefaçons existent, comme pour son homologue marseillais.

Quelques conseils donc.

 

Le savon séchant en caves obscures, la chlorophylle du laurier va se ternir et virer au marron kaki comme ceci, bref un sale look :

alep1.jpg

Un savon élaboré à l'huile de palme (beaucoup moins cher à la fabrication) ne pourra jamais avoir cette couleur.

En outre, les vrais ont toujours le tampon, circulaire, du fabricant, écrit en arabe toujours, parfois avec des caractères latins en plus, comme le présent bloc.

 

En entaillant le bloc, le coeur doit avoir la couleur verte de nos savonnettes industrielles, genre Palmolive à live d'oluile.

Ça donne ceci  :

 

alep2.jpg

 

D'ailleurs quand le pain de savon est bien entamé il est d'un beau vert sapin comme ceci :

alep3.jpg

 

En général, les commerçants honnêtes ont toujours un savon coupé en deux sur le présentoir pour attester de son authenticité et ne feront aucune objection si vous demandez à trancher un coin de votre savon avant de l'acheter.

Dans le cas contraire, changez de crèmerie, vous avez affaire à un voyou qui surfe sur la crédulité des clients.

 

Le pourcentage.

En général, le pourcentage d'huile de baies de laurier s'établit à 10-15 %, certains savons grimpent à des 20-25 %, leur prix aussi. Avantage purement psychologique, tout du moins je n'ai senti aucune différence, tant dans la mousse que dans le surplus de "bien être" supposé.

 

Le prix.

Chez Naturéo, le supermarché bio de mon coin, il est à moins de 4 € le bloc, allez, 5 € en boutique de centre ville.

Au delà, vous subventionnez la BMW du gérant du magasin.

Quand je vois les 7-9 € sur Internet on devine qui consulte les sites...

 

Allez, on file au bain !

Bonne soirée.


Bande son : Natacha Atlas - Mistaneek.

La belgo-marocaine qui a su tirer un pont entre Orient et Europe, elle a touché à tout : raï, techno, world music... . Ici, dans un grand clasique oriental.

Par Fab - Publié dans : Art de vivre
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 21:37

À M...e, amie de toujours, je ne t'apprendrai rien dans ces lignes, mais tu vois, j'ai bien fait attention à épargner "ta" World Company. Toute mon affection.


Billet en images initié après la lecture de la dernière livraison de Terraeco , j'y viens à la fin, qui s'attarde sur un concept qui commence à envahir l'espace médiatico-marketo-pubeux, le Greenwashing ou écoblanchiment en gaulois.

 

Bon alors le grinemachin, quod est ?

 

La page de wiki résume bien le truc, ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coblanchiment

 

Pour les pressés, je vous copicolle la définition, c'est donc, je cite :

L’écoblanchiment, éco-blanchiment ou blanchiment écologique est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité « verte » (la couleur verte symbolisant ici l'écologie) que pour de réelles actions en faveur de l'environnement.

 

On commence à saisir ? 

 

Le procédé est en soi un classique, vieux comme le monde, nous nous prévalons toujours le plus de ce que nous avons le moins, n'est-ce pas ?

Les domaines sont multiples dans le temps et l'espace.

 

En son temps, mars-avril 2010, j'avais écouté avec grande attention sur Inter l'auteur d'un bouquin, qui le premier, faisait une bonne analyse du phénomène.

Tout du moins en France et en jouissant d'un bon relais médiatique (v'là que je parle comme ceux du 5ème, ceux du "marketing-offre produits" j'veux dire...).

 

Lu en diagonale au calme chez le Gibert en bas de mon usine (le gros videur black te fout la paix si t'es en costard cravatte, pas touche aux clients solvables, en revanche les étudiants du campus d'à côté... Raus !)

Remarquable.

C'est "Ecoblanchiment : quand les 4x4 sauvent la planète" de  Jean-François Notebaert et Wilfrid Séjeau - Editions Les Petits Matins (LPM)

Les flemmards, radins, workaholics ou fauchés pourront s'en faire une bonne idée ici, chez Cdurable.

 

Des exemples ?

 

Allez, je sais, c'est bas, mais on va commencer par BP.

Ceux de ma génération et d'avant ont encore en mémoire le logo historique : le blason "d'or en lettres latines sur fond sinople", bref, ce truc là :

bp__shield_logo.jpg

 

Depuis quoi ? 4-5 ans, on a ça au bord des routes :

 

bp_logo1.jpg

 

Les oiseaux, poissons et dauphins ont du apprécier...


Les pionniers du genre, la pub a 10 ans (contexte : sommet de Kyoto, réchauffement, etc...).

 

2shellb.jpg   2shella.jpg

 

Je traduis :

 

Masquer le problème ou purifier l'air ?

 

Culotté, non ?

Shell fait un peu moins le malin depuis lors.

En 2008,  les autorités britanniques ont fait interdire sa pub sur les gisement bitumineux dans l'Alberta qui contribueraient au développement durable.

L'affaire fit un vrai barouf outre-Manche à l'époque, ici...

 

"L'incident" BP va obliger, je pense,  certains pubeux à manger à la cantoche et revendre la dernière S4 de chez Audi, adieu les gros budgets.


 

Un mythe culturel s'y est mis aussi il y a un an, je dois avouer que je ne m'y suis toujours pas habitué.

 

Si je vous dis : "samedi, grosse flemme, gosses ravis, frites, rouge et jaune"...

Oui c'est lui :

 

McdoLogo-rouge.png

 

Inchangé depuis 1937.

Seulement voilà, le rouge et jaune c'est connoté cheap, criard et bas de gamme, pardon pour les espagnols et les catalans, vos drapeaux sont bien antérieurs à la pub, mais c'est ainsi.

Pas la place ici pour développer ce domaine fascinant du marketing (jai été amené à bosser sur le sujet),  mais soyez attentifs aux marques qui utilisent encore ces couleurs...

La première qui me vienne à l'esprit c'est Gifi ! CQFD.

 

En 2009 donc, sans qu'aucune campagne média-comm' ne soit faite, un précédent rare en la matière, le "clown" a, un beau matin, dévissé les enseignes pour mettre ceci à la place :

 

Mcdo-logo-vert.gif

 

 

Là où on frise le ridicule c'est à l'occasion de leur dernière pub :

 

MacDo-greenwashing.jpg

 

En général dans une pub, on montre la tronche souriante (fille canon en tenue légère) du sujet, ravi de la "promesse" tenue par le produit.

" Oui mais ici, tu vois Coco, la boisson, en définitive, on s'en tape, mais alors grave. T'y as déjà goûté ? ...(silence)... OK ? Ici, on va vendre du vert et pas aut' chose. T'as 2 jours pour me filer les typons"

 

 


 

Du local, du made in France, maintenant.

 

Ma préférée.

 

greenwashing-total-petrole1.jpg

La pub a trois-quatre ans, avec le recul ... mortel !

Elle reviendra jamais plus celle-là.

En passant, derrière c'est un clone de la soucoupe plongeante du Commandant Cousteau.

Et allez, on te titille les souvenirs d'enfance, et une association sympathique marque-référent positif, une !

Tout compte, rien n'est gratuit dans une pub, rien.

"J'mettrais bien un poisson clown en front line sur la photo et on fait un rebond cross-over intergénérationnel avec Cousteau et Némo, avec un synergy-effect commasse au final..."

"Hein ? Disney a foutu un copyright sur les poissons clown ? Bon, Shirley trouve moi un autre poiscaille rayé alors..."


Oscar dans la catégorie : vendre du vent, de la comm' et de l'image.

 

 

suez-ecolo.gif

 

Les créatifs avaient une sacré dose de poudre dans les narines.

Je cite : "Notre nouveau nom symbolise notre volonté de nous engager dans le développement durable"


 ( )

Allez, j'me lance.

 

Kalashnikov

Notre nom symbolise depuis toujours la conquête de liberté pour les peuples et notre volonté de contribuer à une paix durable. Kalashnikov, pour que demain soit un monde plus sûr.


Pour ceux qui préfèrent une sonate de Bach aux analyses boursières, voici en gros l'activité de GDF-Suez, merci au site Boursier.com pour ses précieuses fiches :

 

* production et vente de gaz et d'électricité à l'international (35,5%) ;

* production et vente de gaz et d'électricité en France (17,5%) ;

* prestations de services énergétiques (17%) ; 

* prestations de services environnementaux (15,4% ; Suez Environnement Company) ;

* exploration et production de gaz naturel et d'hydrocarbures (13,3%).

 

Dans la symbolique, si je puis dire, tout ça ressemble plus à une bonne grosse centrale électrique au mazout qui pue qu'à un lac alpin.

 


 

Maintenant que vous avez  compris, je reviens au fait générateur.

Terraeco donc, l'article complet est réservé aux abonnés, faut-il préciser.

En synthèse, en paralèlle d'une analyse-dénonciation de ce courant marketing, le canard a pu trouver 3-4 agences  qui ont accepté de se prêter au jeu de la pub réellement "verte".

Rêvez-pas, c'est que pour jouer, l'accord des annonceurs n'a pas été sollicité.

Ma préférence va pour Audi.

 

Phase 1: la V.O

DOSS-revisite-audi-2-copie-2.jpg

 

Phase 2 :

La version retravaillée :

 

DOSS-revisite-audi2-2.jpg

Pour avoir un grand format qui soit lisible, ouvrez le diaporama, il y a une fonction zoom.

 

 


Et n'oubliez pas : 

 

adbusters4.jpg 

Par Fab - Publié dans : Ecologie
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 21:39

back-to-school Hello mes biches, bonjour ami lecteur, salve amice quid agis ?

Long time no see...

 

Divers trucs m'ont un peu tenu à l'écart de l'ordi et du présent blog :

 

- du boulot au printemps à "l'usine",

 

- une luxation-fracture de l'épaule qui m'a collé au rang d'handicapé lourd pendant deux mois (j'ai encore trois siècles de kiné à tirer). Va donc seulement pisser ou mettre un T shirt avec une seule main. En plus, avec les paumes écorchées à vif, essaye de tenir une souris...

 

- induit par le précédent fait, j'en ai profité pour :

 

- classer 800 Go de données sur l'ordi, j'ai redécouvert de ces trucs... J'ai du me taper 50 films, lire 150 BD et je vous fais grâce de la zique.

 

 

- purger la pile de bouquins "en instance" ou relire ce qui traînait, je vous recommande donc à la volée :

 

L'art zen du temps - Erik Pigani,

Éloge de la pièce manquante - Antoine Bello,

Main morte - Michel Steiner,

Les Falsificateurs - Antoine Bello,

Les Éclaireurs - Antoine Bello,

La baleine des sables - Bruce Sterling,

Manuel d'anti-économie (tome 1 &2) - Bernard Maris,

Simon du fleuve (BD) - Auclair,

Mieux vivre avec ses émotions... - Didier Hauvette,

Le Léviathan - Thomas Hobbes,

Freakonomics (tome 1 & 2 ) - Levitt & Dubner,

Le visage de Dieu - Bogdanoff brothers, 

Don Quichotte - Cervantes, 

Anthologie mondiale de la stratégie. Des origines au nucléaire - Gérard Chaliand

 

Certains auront droit à leur fiche de lecture ici même.

 

- quand même partir en vacances, 4 semaines de break, un minimum selon moi,

 

- ranger le garage, ce que l'on stocke... inouï !,

 

- rôder 4-5 nouvelles recettes de cuisine (fiches arriveront aussi),

 

- finir Silent Hill 3 (PS2) et later 400.000 zombies à la M60 en jeu en ligne,

 

- traîner longuement au Louvre pour mater mes "copines",

 

- éplucher à fond la quinzaine de mes blogs/sites préférés,

 

- me remettre un peu au latin (ça ne "sert" à rien, c'est ça qui est bien),

 

- aller à l'Opéra,

 

Tout simplement vivre, je pense.

 

Dieu, qu'ai-je fait que ne suis-je point rentier ?

 

À  (très) bientôt.


Bande son : Goldfrapp - Voicething (de la "Chill-out" comme j'aime à écouter la nuit)

Par Fab
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 22:13

Chose étrange que ces "retrouvailles" avec ce poème qui était ensevelli dans ma mémoire.

Samedi midi, seul en bagnole, la FM calée comme d'hab' sur Inter (je hais la pub radiophonique), j'entends plus que n'écoute Philippe Meyer cabotiner quand, d'un coup,  le bonhomme cite ces quelques vers et sensation étrange, le sonnet se déroule sur mes lévres au fur et à mesure de sa récitation radiophonique.

Une "madeleine de Proust" en live si vous préférez.

Allez, je ne suis pas égoïste.

Savourez vous aussi cette merveille (en dessous du tableau dont je ne me lasse pas quand je passe dans la Ville rose).


 

La Fontaine de Jouvence Paul Gervais

Paul Gervais - La Fontaine de Jouvence - Capitole (Toulouse)


 À vingt ans

 

À vingt ans on a l'oeil difficile et très fier :

On ne regarde pas la première venue,

Mais la plus belle ! Et, plein d'une extase ingénue,

On prend pour de l'amour le désir né d'hier.

 

Plus tard, quand on a fait l'apprentissage amer,

Le prestige insolent des grands yeux diminue,

Et d'autres, d'une grâce autrefois méconnue,

Révèlent un trésor plus intime et plus cher.

 

Mais on ne fait jamais que changer d'infortune :

À l'âge où l'on croyait n'en pouvoir aimer qu'une,

C'est par elle déjà qu'on apprit à souffrir ;

 

Puis, quand on reconnaît que plus d'une est charmante,

On sent qu'il est trop tard pour choisir une amante

Et que le coeur n'a plus la force de s'ouvrir.


Bande son : Giuseppe Verdi - La Traviata - Le choeur des bohémiens.

Adaptation magistrale présente dans le DVD (épuisé) "L'opéra imaginaire" qui a fait aimer l'opéra à mes enfants comme, je pense, des milliers d'autre, un "must have".

Par Fab - Publié dans : Littérature
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 22:17

A mon ami P.-E.

En souvenir de cette mémorable soirée, Dieu fasse qu'il y en ait d'autres.

Pour tous les autres, je sais, encore de l'hémoglobine... Désolé.


 

Dimanche 22 novembre 2009 10h45 - Paris, Musée du Louvre, Aile Denon, Salle des États.

 

Lui : la quarantaine bien tapée, mais pas encore grisonnante, un peu de bide certes, mais encore de beaux deltoïdes.

Veste cuir, jean noir en coton ciré et simple col roulé en cachemire.

On est dimanche tout de même…

Détails : une Hamilton Ventura* au poignet et des Shipton aux pieds, faut pas déconner non plus.

Le style bo-bo, les sapes "Zadig et Voltaire" et les rééditions vintage des Adidas de son enfance ?

Très peu pour lui.

Pour le reste, plus grand-chose ne l'amuse.

Pas son job, ça c'est sûr : un haut poste dans la finance, qu'il a lui même du mal à décrire quand on le lui demande.

Ni les tocades "New age" de sa femme (bio, yoga, feng shui…)

Et surtout plus ses "Tu vois, on s'encroûte Chéri, faudrait absolument que l'on se fasse un musée le dimanche au lieu de traîner comme des c…" balancés à la cantonade, une fois tous deux au lit après avoir, enfin, viré les hôtes à minuit passées et qui le refroidissent net pour le "reste".

Elle : la quarantaine aussi, bien assumée paraît-il.

Jolie ? Franchement ? Oui.

Ses fringues ? Trois ans de pouvoir d'achat d'un ouvrier chinois comme il adore perfidement lui rappeler faute d'en apprécier le style.

Job ?

Multiples : mentalité "mercenaire", change de crèmerie tous les 4-5 ans. Un principe.

Confesse aussi volontiers à ses copines, lors de ses "Girly Fridays" et après 2-3 Mojitos, que le jeune responsable du contrôle de gestion, ben que…, bref !

- "Non, Hervé n'est pas au courant; t'es folle ou quoi ?"

Se sont connus à Sup' de Co Paris, elle, en première année, lui, en dernière.

Pas d'enfant, par choix au début.

Trop tard maintenant...


Queue à n'en plus finir devant la pyramide de verre.

Pour tuer le temps, il essaye de savoir, en les comptant, s'il y a bien 666 triangles comme l'affirme la légende urbaine à ce sujet.

 

Parquet qui grince, odeur d'encaustique, hordes d'asiates (on peut plus dire japonais, les chinois déferlent à présent) qui trottent dans les galeries pour respecter l'horaire.

http://i.pbase.com/u13/fgoupil/large/38325018.ParisLouvreAileDenon.jpg

 

- "... et comme la composition, fondée sur les diagonales…"

- "Le sujet ne respecte pas l’unité d’action… lors sa présentation au Salon des Indépendants de…"

Regard qui s'embrouille et esprit qui bascule de l'autre côté du miroir.

 

Cris, râles des agonisants, vent qui lui gifle la figure, et …mon Dieu, cette odeur, mais cette odeur !

 

"Eh bien, Chéri, tu viens ?, T'étais où ? Dix minutes que je te cherches"

"Y'a un truc qui pue tout d'un coup, tu trouves pas ?"

"Mais qu'est-ce t'as fait à ton bas de pantalon, c'est tout mouillé ?"

Douce mélodie du saz rythmé par le tambourin de l'esclave noire.

Effluves de benjoin, de musc et d'ambre.

Moiteur du hammam, lascivité des corps, féminité offerte au regard et au désir.

"Ben t'étais passé où encore ?"

" Mais qu'est-ce t'as aujourd'hui ? T'as été fumer un splif ou quoi ? Et ton regard là…"

"Et puis…Mais tu sens la cocote ! Hervé mais t'as fait quoi là ?"

" Et puis arrête de me regarder avec ton sourire de ravi de la crèche !"

Craquements sinistres des poutres qui s'écroulent dans l'incendie, fumée brûlant les yeux et la gorge.

Hennissements des chevaux, hurlements des femmes et clameurs des soldats.

La main gauche étreint le bras, la lame plonge dans le cou de la jeune esclave. **

Qtala ! Qtala ! Qtala !***


 

Meurtre sanglant au Louvre

C'est Dimanche dernier vers 12h30 dans une salle peu fréquentée du célèbre musée qu'un touriste a découvert le corps sans vie d'une jeune femme qui baignait dans son sang.

Aussitôt alertée, la Brigade Criminelle, très proche du musée comme nos lecteurs le savent, est venue effectuer les premiers constats.

Selon nos sources, la victime, Mathilde S., 43 ans aurait été poignardée au niveau de la trachée par une arme blanche de grande dimension.

Arme non retrouvée à l'heure où nous mettons sous presse malgré une fouille complète des bâtiments et le dragage de la Seine par la Brigade fluviale.

L'angle de la blessure ainsi que la disposition du corps laissent à penser que la victime aurait été frappée par derrière.

Aucune marque de défense n'ayant été relevée, on peut supposer que l'attaque a été aussi soudaine que violente.

La mort aurait été quasi instantanée, la crosse aortique ayant été sectionnée lors de l'unique coup porté par l'agresseur.

Toujours selon nos sources, l'auteur présumé du meurtre serait d'ores et déjà identifié par les limiers du 36 qui ont pu exploiter rapidement les bandes des caméras de surveillance présentes dans tout le bâtiment.

Ce serait le propre mari de la victime, Hervé S., homme sasn histoires, qui fait figure de principal suspect.

Ce dernier a été vu en présence de la victime durant toute la matinée bien qu'aucun enregistrement de l'agression mortelle ne soit visible.

Attirant l'attention des passants par son allure bizarre et le sang maculant des vêtements, il a été interpellé peu après les faits sur le pont des Arts, pont piétonnier parisien très proche du Musée.

Visiblement en état de choc, ce dernier n'a pas été en mesure de fournir la moindre explication.

Fait plus troublant, ce dernier, durant les premières auditions n'a su s'exprimer que dans une langue inconnue qui serait, selon les traducteurs sollicités pour l'occasion, un mélange d'akkadien et d'araméen.

Langues que M. S. n'a jamais eu l'occasion d'apprendre selon les déclarations du Procureur de la République joint par notre rédaction au téléphone.

Enfin, véritable énigme en soi, le Musée du Louvre étant en permanence sous vigilance Vigie pirate rouge, il est impossible, selon les responsable de la sécurité, qu'une arme répondant à la description du légiste ait pu être introduite à un quelconque moment sans déclencher les alarmes des portiques de détection métallique.

A cette heure Hervé S. est toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade Criminelle.


 

Disparition au British Museum

Après l'étrange meurtre du Louvre (voir en page 4 de l'édition de lundi), c'est au tour du fameux British Museum d'alimenter la chronique "Faits divers".

C'est hier matin, qu'au cours de sa visite de routine avant l'ouverture, qu'un des gardiens du musée a constaté la disparition d'une pièce majeure de la collection des antiquités assyriennes.

La pièce disparue est une lame de poignard datant de la fin du VII ème siècle av. JC, léguée au musée en 1847 par Sir Austen Layard lors de sa campagnes de fouilles dans la zone de l'antique cité de Ninive (actuellement la ville de Mossoul en Irak).

Cet objet, d'une valeur marchande estimée à plus de 500 000 €, faisait partie des rares pièces susceptibles d'avoir appartenu au trésor du roi légendaire Sardanapale.

Ni les services de sécurité, ni Scotland yard n'ont souhaité répondre aux journalistes, mais sous couvert d'anonymat, certains employés certifient qu'aucune alarme ou tentative d'intrusion n'ont été relevées au cours de la nuit précédant la disparition.


 

* une pure beauté de design, à mon poignet depuis un bail, merci encore aux souscripteurs ;-)

** pour toi ami lecteur de Province qui n'a pas, disons-le franchement, le privilège d'avoir les plus grands musées de la planète à 15 mn de ton boulot ou ½ h de chez toi, voici les clefs de l'histoire.

Ami lecteur parisien, ça remonte à quand ta dernière visite ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/Th%C3%A9odore_G%C3%A9ricault_-_Le_Radeau_de_la_M%C3%A9duse.jpg

 

http://www.louvre.fr/media/repository/ressources/sources/illustration/atlas/image_62060_v2_m56577569830664298.jpg

 

755px-Eugène Delacroix - La Mort de Sardanapale

 

***Qtala : "tuer" en araméen (believe it or not, j'ai vérifié).


 

PS: étant retourné au Louvre il  y'a peu,  je m'aperçois que j'ai commis une grosse incohérence (emplacements des œuvres dans le musée).

La mémoire très cher, la mémoire…

Mais sans prétention mal placée, dois-je rappeler que selon Dan Brown, Sophie Neveu, soulève à bout de bras et pose au sol la Vierge aux Rochers. J'ai bien regardé la dernière fois, rien que le cadre, en bois massif, doit faire dans ses 50-60 kg et la Sophie dans le bouquin, c'est pas une haltérophile bulgare.

Et puis en définitive, on s'en f..t et j'emm... et Dan Brown et la triste réalité.

Par Fab - Publié dans : Fait maison
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 21:23

Profitons-en, d'ici peu, on aura même pas de quoi le farcir...


Un grand classique de la cuisine de "ménage" que j'aime tant : des produits simples, une préparation respectant les ingrédients, une recette inratable et qui fait toujours son effet.

 

Recette en photos (je sais, "on" progresse...)

 

Compter 1/2 heure de préparation et 10+30 mn de cuisson.

 

Ingrédients (4 personnes)

1 chou vert

500 g de chair à saucisse

1 oeuf

2 échalottes

2 cuillère à soupe de persil plat ciselé

1 cuillère à soupe de farine

sel

poivre

 

L'accompagnement

Pomme de terre,

Carottes

Navets

Un bocal de coulis de tomate

 

Matos

autocuiseur

ficelle à rôti

étamine ou torchon

1 verre à vin

 

NB : les deux étapes qui suivent peuvent s'accomplir dans l'ordre que vous voulez, voire se faire de manière concomitante, si vous avez une aide, bref, comme tu veux tu choises...

 

Préparation de la farce

( ) Je déteste les patées pour chat vendues comme "chair à farcir", lisez un jour avec attention la composition, juste comme ça pour voir...

Et à la fin de cuisson vous avez un bloc racorni et plein de flotte dans votre Pyrex où flottent vos poivrons, tomates ou aubergines.

Je prends donc comme base un hachage, moyen-gros si possible, à saucisse que j'assaisonne.

Rien à voir.

Fin de  ( ) 

Mettez votre chair à saucisse dans un saladier.

Vous cassez votre oeuf, saupoudrez votre farine ainsi que vos échalottes hachées et votre persil, plat, ciselé.

Stop ! On retire ses bagues , parce que sinon après ...

Pétrissez suffisamment longtemps pour l'appareil soit bien homogène.

Le contact de la barbaque froide vous répugne ?

Appelez vos mômes, jusqu'à l'âge de 8-9 ans, ils adorent faire la "patouille" avec la bouffe.

Pendant ce temps-là, tapez-vous le petit Brouilly ou le Shiraz rouge que vous avez sélectionné en accompagnement, en plus le verre est déjà sorti.

 

Préparation du chou

Retirez les 2-3 feuilles extérieures de votre chou, en général, elles sont âbimées et sont couvertes de boue.

Placez le chou dans votre autocuiseur plein d'eau bouillante.

Pré-cuire 10 mn après chuintement de la soupape.

Les esprits organisés tireront profit de ce temps pour préparer la farce (cf. infra).

Décompressez (la vapeur, vous c'est déjà fait avec le verre de Brouilly).

Videz l'eau de cuisson (au revoir les pesticides, je sais les vitamines aussi).

Trempez votre chou dans de l'eau glacée pour le refroidir


 

On va se l'farcir...

 

Quand le chou est refroidi, écartez délicatement les feuilles une à une.

Tranchez et ôter le coeur qui est encore cru (l'équivalent de votre volume de farce).

 

P1000916.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajoutez votre farce au centre  du chou.

P1000917.jpg

 

On emballe...

 

Repliez, dans le bon ordre, les feuilles une à une pour "reconstituer" le chou.

Ficelez sans trop serrer le chou.

P1000918.jpg

 

Entourez le chou d'une étamine ou d'un torchon en coton.

Bien tendre le tissu, repliez les bords et ficelez bien serré.

 

P1000919-copie-2.jpg

 

Posez l'appareil dans votre panier cuisson vapeur en position haute (l'eau de ne doit pas être en contact).

 

Cuisson 30 mn, feux très doux, après chuintement de la soupape.

 

Déballez tout, découpez en portions.

Si tout va bien ça ressemble à ceci :

P1000935.jpg

 

 

On accompagne

 

Par flemme je fais souvent un riz américain avec un coulis de tomate.

Les courageux feront cuire quelques pommes de terre en quartiers et quelques carottes cuites dans un bouillon de vollailes (en cube).

C'est vous qui voyez.

 

Bon'app'

Par Fab - Publié dans : Cuisine
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 06:20

 

Le texte qui suit "tourne" sur la Toile depuis des lustres.

Sur mon disque dur, le fichier date de 2004, je sauvegarde toujours les pages du Net qui m'intéressent.

Que vous dire à son propos ?

Il serait l'oeuvre de S. Timsit dont le site a pas mal de ressources intéressantes, encore que trop orientées "conspirationiste" à mon goût.

Il résume de manière synthétique et bien ramassée des points que j'estime fondamentaux pour comprendre un peu "comment-ça-marche".

Il a enfin, sérieux, contribué à limiter ou plutôt sélectionner ma consommation de "boîte à troubadours".

Bonne lecture.


http://i90.photobucket.com/albums/k259/jlpeezworld/propaganda_dontthink.jpg

1/ La stratégie de la diversion

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

 

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

 

"Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux."

 

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter.

 

 

Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie du dégradé

 

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l’Euro ( « les jours euro »). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?

 

"Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans."

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

 

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

 

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Bande son : W.A Mozart- Die Zauberflöte - "Der Vogelfänger bin ich ja..."
Par Fab - Publié dans : Manipulation / Psyops
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