Let me introduce myself

Cékoistaffair ?

M... ! Mais c'est où ce truc ?

Hé, t'es qui toi ?

  • Fab
  • Avalonia
  • 05/12/1963
  • Curieux du monde et essaye de le comprendre. Aime la vie, le beau, aimer, les enfants, les trucs compliqués ou "à la marge", l'Histoire, les auteurs antiques, la musique, la cuisine et plein d'aut'choses.

Trop bon, faut que j'en parle

Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 16:28
Je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes, mais si comme moi, vous avez deux-trois sous en bourse ou suivez simplement la finance, ouille, ouille, ouille !
Ah bon ? T’avais du Citigroup ou du Natixis dans tes lignes, mais t’as perdu le sens commun ou quoi ?
Des mecs d’en face mon bureau ont même sauté par la fenêtre ce matin (private joke). 
Mon Dieu, mais que se passe-t-il ?
 
Hé, bien, franchement, je ne sais plus quoi dire qui ne vous mène pas droit à la consommation de Lexomil au kilogramme ou à l’achat d’un tabouret et d’une corde (tapez « systemic crisis » sur Google et vous verrez bien), mais sachez au passage, que la BCE a injecté en janvier dernier 350 milliards d’€uros dans le système interbancaire (350 milliards…, Hé, mec ! c’est 1/5 du PIB annuel français, ça te cause ?) avec l’effet que l’on sait.
Nul.
 
Je vais donc prendre un peu de recul, et vous parler des cycles de Kondratiev (ou Kondratieff).
1mékicéssuila ? (comique de répétition).
 
Nikolai Kondratiev (1892-1938), est un économiste soviétique, célèbre pour sa théorie des cycles économiques, déporté et mort fusillé au Goulag pendant la répression stalinienne.
Kondratiev fut membre du parti SR sous le tsarisme. Dans les années 1920, il est le brillant directeur de l'Institut des Conjonctures Economiques au Commissariat du Peuple aux Finances. Son passé, mais aussi ses théories gênantes démontrant que le capitalisme reprendrait son expansion après chaque crise, lui valut les foudres de Staline.
En 1930, Kondratiev fut un accusé-vedette du procès truqué du "Parti Industriel", une conspiration imaginaire dont on l'accusa d'être un pivot. Condamné à la déportation au Goulag, il y mourut sept ans plus tard, fusillé pendant les Grandes Purges.
Ses théories reposent sur l’existence de cycles d’une durée à l’échelle d’une vie humaine, passant par 4 saisons.
Comme, les hommes sont trop c… pour tenir compte des leçons du passé, ben on recommence à chaque génération, au lieu de progresser, un peu rageant, non ?
Voici pour l’essentiel du bonhomme et de son œuvre (merci le dico et Wiki). 

La suite en images (la version en grand format est téléchargeable ici : http://www.thelongwaveanalyst.ca/downloads.html ).

Chéri, passe-moi un pull, y commence vraiment à cailler...
 
   

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Bande son : Borodine / Danses Polovstiennes
Par Fab - Publié dans : Economie
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 15:31

 DYSTOPIE[distɔpi].n. f. (XXIe ; de angl. Dystopia, de dys-, et du grec topos « lieu », d’apr. « utopie ») 

Litt. Par opposition à « utopie », Récit de fiction décrivant une société parfaite mais d’essence totalitaire et oppressive.

1984 de G. Orwell, Le meilleur des mondes d’A. Huxley, Bienvenue à Gattaca d’A. Niccol.

Syn. Contre-utopie


 Je voudrais ce jour vous parler d’un parfait inconnu, enfin presque.

Bref, je veux parler d’Edward Louis Bernays…

1mékicéssuila ?
 

On va faire simple, rapide et efficace, il est le neveu du grand Sigmund Freud et Goebbels en était fan.

Si ça, c’est pas de la référence…

La suite, c’est Wiki qui le dit :

 

Edward Louis Bernays (22 novembre 1891 – 9 mars 1995) est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Philip Morris et à laquelle il donne le nom de Relations publiques.

 

En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la Psychanalyse de son oncle, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l'opinion publique.

Pour lui une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le ça s'y exprime, les pulsions inconscientes. Il s'y adresse pour vendre de l'image dans des publicités, pour le tabac par exemple, où il utilise le symbole phallique. À la demande de l'industrie cigarettière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des défilés très médiatisés de « fumeuses » jeunes et jolies qui affirmaient leur indépendance et leur modernité par l'acte de fumer en public.

En politique, il "vend" l'image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Il considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir "démocratique" et que la masse populaire doit être modelée pour accepter.

Il est l'une des sources des méthodes ultérieures de propagande. On sait par exemple que Goebbels s'en est fortement inspiré.

Il fut identifié comme l'un des personnages les plus influents du XXe siècle par le magazine Life

 
Ça vous va ?
 

Bien, maintenant,  sachez qu’une maison d’édition française édite pour la première fois son ouvrage majeur intitulé Propaganda.

 
Vous ne sera pas déçus…
 

Oyez, oyez ! Et comme c’est une maison d’édition, dirons-nous, « alternative », le contenu du bouquin est téléchargeable gratuitement ici, bref, on achète si on veut :

 

Y’a même, en plus, comme dans les DVD, des bonus (entretiens, reportages) ici :

 

http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=bonus&id_article=21

 

Franchement, donnez-vous la peine de tout voir, et peut-être comprendrez-vous mieux mes « fixettes » dans ce domaine.

Et puis, allez, faites vivre les petits libraires, filez l’acheter, c’est 12 €.

Bande son ; Schiller / Voyage
Par Fab - Publié dans : Manipulation / Psyops
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